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Activités sportives après resurfac¸age et prothèse totale de hanche : une étude prospective randomisée

L’usure des composantes prothétiques d’un couple métal—polyéthylène étant directement reliée au degré d’activité du patient, il semble logique de déconseiller aux sujets porteurs d’une arthroplastie totale de la hanche la pratique d’activités avec mouvements répétés de longue durée. Le but de cette étude prospective randomisée était de comparer le type, l’intensité et la fréquence des activités sportives effectuées après un resurfac¸age (RH) ou une prothèse totale de hanche (PTH) à couple métal—métal. L’étude portait sur 205 hanches dont 152 ont rec¸u une arthroplastie unilatérale de la hanche (71 PTH et 81 RH). L’évaluation clinique reposait sur trois scores: score global d’activité, scores de l’University of California, Los Angeles (UCLA) et de Western Ontario McMaster Osteoarthritis Index (WOMAC) ainsi que sur le taux de satisfaction de retour aux activités sportives (échelle visuelle analogique) et sur la fréquence des facteurs limitant l’activité. Un questionnaire a été rempli par les patients afin d’évaluer le type, l’intensité et la fréquence des activités sportives pratiquées durant la période pré- et postopératoire. Le score d’activité global moyen en période préopératoire immédiate n’était pas statistiquement différent entre les deux groupes (p = 0,111). À un an postopératoire, ce score était respectivement, de 17,9 et 12,4 dans les groupes RH et PTH (p = 0,001). Au recul, le score moyen de WOMAC était respectivement, de 8,1 (minimum 0, maximum 73, DS 13,1) et de 9,8 (minimum 0, maximum 41, DS 10,9) pour les groupes RH et PTH (p = 0,409). Le score UCLA moyen était de 7,17 dans le groupe RH (minimum 2, maximum 10, DS 1,90) et de 6,75 dans le groupe PTH (min 2, max 10, DS 1,71) (p = 0,174). Le degré moyen de satisfaction de retour aux activités sportives sur l’échelle visuelle analogique était respectivement, de 7,78 et 7,43 dans les groupes RH et PTH (p = 0,313).

Les résultats de cette étude démontrent que le degré et l’intensité des activités sportives postopératoires sont plus importants dans le groupe RH que dans le groupe PTH, bien que cette différence soit moins importante que celle attendue. L’excellente stabilité articulaire des RH (effet « grosse tête ») pourrait être l’un des facteurs principaux favorisant un niveau élevé d’activité par rapport aux PTH conventionnelle en réduisant les épisodes de subluxation et en augmentant l’effet de succion entre les composantes articulaires. Il est toutefois difficile d’appréhender à long terme l’effet d’une activité sportive intense sur la fixation des implants ostéo-intégrés (cupule) et cimentés (composant fémorale).

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